samedi 19 juin 2010

En excursion

Vous pouvez soupirer d'aise amis lecteurs, je ne suis pas partie avec "le gars de Régina". Je n'aimais pas son chapeau.

Le guide touristique l'annonçait, mais j'étais sceptique! Pourtant c'est vrai... une vallée dans la prairie! La vallée de la rivière de Fort Qu'appelle (prononcer Fort Kwapel). C'était notre destination de ce samedi de beau temps. Quelques kilomètres avant Régina (là où reste le gars), on se dirige vers le nord et tout à coup le paysage devient bucolique. Une vallée, une rivière, (la rivière Fort Qu'appelle),des lacs, des plages, le très sympathique village de Fort Qu'appelle. Quelle belle découverte!













À l'heure où on a un p'tit creux, on atterrit au Bistro Off Broadway. Monique nous accueille et on reconnaît un petit zeste d'accent québécois quand elle nous offre une bière. On avait raison: Monique est originaire de Trois-Rivières et demeure en Saskatchewan depuis plus de 30 ans. Elle aime les grands espaces paraît-il. Elle est plutôt bien servie ici. On déguste un délicieux repas à saveur québécoise: soupe aux pois, tourtière, fèves au lard, tarte aux fraises et à la rhubarbe. Cé-tu assez québécois à votre goût ça! Sympatique Monique, on repart 2 heures plus tard après des accolades, des bisous et des suggestions d'arrêts à faire dans la vallée. Elle nous apprend en même temps qu'il n'est pas 14h00 comme on le croyait, mais bien 13h00. On a encore reculé d'une heure en entrant en Saskatchewan et on l'ignorait! On vient de gagner 1 heure dans notre journée. Chouette!




L'itinéraire proposé par Monique nous conduit à Lebrett, clic, clic encore, voir la photo. Le beau temps semble s'être installé pour notre plus grand plaisir.
Superbe journée.



Demain on remet notre maison sur notre dos et on remonte lentement mais sûrement (comme tout bon escargot qui se respecte) vers le nord en direction d'Edmonton. On passe tout droit à Saskatoon. Monique l'a dit: "Y a rien à voir là!".



J'aime bien vous laisser sur une petite chanson. Aujourd'hui je n'ai rien trouvé de pertinent à propos d'une vallée. En plus, je dois ménager la susceptibilité de certains lecteurs "anonymes" qui préfèrent le country à petite dose. Je vous laisse donc sur une photo de Monique.






Quand vous passerez dans le coin, allez la voir, elle en sera ravie! Elle va vous faire un brin de jasette qui poura durer un certain temps...
Je vous salue lecteurs amis et je vous dis à bientôt.

vendredi 18 juin 2010

La francophonie manitobaine

Mardi le 15 juin, on entre au Manitoba à Winnipeg. À notre arrivée trois constats s'imposent:


  1. Le Manitoba c'est plat... non, non pas "plate", plat. À perte de vue c'est la plaine. Un paradis pour les cyclistes paresseux. Impossible de se faire du "gras de jambe".


  2. Les maringouins sont rois. Il y en a à profusion, ils nous lèvent de terre, à tel point qu'on en parle à la radio. Du jamais vu, même par un forestier qui en a vu d'autres.C'est exceptionnel cette année à cause du printemps humide. En fin de semaine (après notre départ!...) on va fumiger partout dans la ville.



  3. Un événement médiatique prend beaucoup de place à la télé et à la radio. C'est la commission de témoignage et de réconciliation. Les rencontres ont lieu à la Fourche, site historique de Winnipeg. On est étonnés par le fait que plusieurs autochtones venus ici pour témoigner de leur vie dans des pensionnats, viennent du Québec: Natashquan, Abitibi, Mauricie.



Mercredi, on a envie de prendre un bain de francophonie. Soleil, 29°C , c'est idéal! On se rend à St-Boniface. Winnipeg est une ville d'environ 800,000 habitants dont près de 25% sont francophones. C'est la plus ancienne et la plus importante communauté francophone à l'ouest de Québec. Trois quartiers sont francophones dans Winnipeg: St-Boniface, St-Vital et St-Norbert. St-Boniface est le plus populeux. Autrefois ville indépendante, la fusion en 1972 a créé la grande ville de Winnipeg. Mais dans le quartier de St-B, tout se passe en français. C'est Mélissa la guide qui accompagne notre randonnée pédestre qui nous fournit toutes ces informations. Je vous la présente en train d'exposer le drapeau franco-manitobain.




J'ai pu constater pendant cette randonnée que c'est facile de sortir une directrice de son école, mais sortir l'école de la directrice, c'est plus long! J'ai donc questionné Mélissa sur l'éducation qu'on offrait aux jeunes francophones. C'est la Division Scolaire Franco-Manitobaine qui les prend en charge dans 23 écoles primaires, 2 écoles secondaires et 1 université. Tous les francophones de Winnipeg sont bilingues par nécessité, mais l'inverse n'est pas vrai évidemment! Dès qu'on franchit un des ponts qui traversent la Rivière Rouge, "they don't understand anything when you speak french, you have to speak english."


Et puis finalement, c'est le combat des Louis. Hamel et Riel s'affrontent dans un duel de popularité. Lequel a gagné croyez-vous?



Ici Louis Riel est omniprésent, son nom est partout: l'esplanade du pont Provencher, une place d'affaires, une école, un collège, une bibliothèque, une rue, un pub... Hamel en ressort tout de même content en disant que Riel est sûrement fier d'avoir été photographié à côté d'un aussi beau Louis.
On ne peut pas non plus passer par St-Boniface sans faire un détour par la rue Deschambeault qui a vu naître et grandir Gabrielle Roy. En avez-vous assez des liens, allez donc cliquer sur le mot "surprise". Il devrait vous rendre le sourire.


Excellent séjour à Winnipeg. Maintenant nous avons remis notre escargot sur notre dos et on est rendus à:


Surprise!!!!!

Bonne fin de semaine lecteurs chéris

2 BBEC en pleine forme


jeudi 17 juin 2010

Des chiffres

Pour vous amuser, voici quelques statistiques de notre randonnée. Depuis notre départ, on a:


  • Quitté la maison il y a 12 jours
  • Parcouru 3000 km. On a atteint les 2000 km. à Thunder Bay et les 3000 km. à Winnipeg
  • Traversé 3 provinces
  • Reculé nos montres d'une heure
  • Longé le grand Lac Supérieur et des centaines d'autres lacs le long de la route. Que d'eau sur cette planète bleue!
  • Atteint le centre du Canada juste avant Winnipeg
  • Entendu 450 pièces musicales sur notre Turlute
  • Dormi dans 7 terrains de camping
  • Vu 10 ou 12 chevreuils, mais pas un seul orignal
  • Ressenti des températures entre 10 et 29°C (à Winnipeg le 16 juin)
  • Fini de lire La révolution française. Enfin! J'en avais assez de la guillotine. C'est au tour de La trilogie berlinoise de Philip Kerr
  • Vous connaissez déjà nos chiffres sur les mouches noires. On n'a pas fini de dénombrer les maringouins de Winnipeg, mais ce sera aussi très impressionnant...

Et en terminant les lecteurs de notre génération (il doit bien y en avoir un ou deux...) se souviendront peut-être de cette chanson interprétée à l'origine par Pierre Lalonde. Pour les autres, ce sera une découverte

À Winnipeg

À bientôt lecteurs chéris

Les 2 BBEC

dimanche 13 juin 2010

Thunder Bay

Qu'est-ce qu'on peut faire à Thunder Bay une fin de semaine de juin 2010? À mon avis et d'après l'achalandage observé dans les stationnements, deux activités drainent la population deThunder Bay et des environs: le magasinage et le casino. On trouve toutes les grandes chaînes de magasins connus: Wal Mart, Canadian tire, Sears, Home dépôt et plus encore ...et le casino semble complet.

Ailleurs, c'est-à-dire dans les sites touristiques proposés dans les brochures, c'est le désert même dans le Centennial Park, site naturel historique. De plus ces mêmes brochures nous font des promesses qu'elles ne tiennent pas. Le port, la marina et les activités récréatives qui les entourent sont fermées pour rénovations pour la prochaine année, ce qui restreint pas mal notre choix d'endroits à visiter. Et 2 BBEC oisifs tentent de répondre à leurs questions: la saison estivale qui n'est pas assez avancée? la population estudiantine de l'Université Lakehead qui est rentrée à la maison? La récession? Pas de réponse.

Mais un petit clin d'oeil en passant à la confrérie forestière, parce qu'à l'Université Lakehead on offrait un programme de foresterie qui s'est recyclé en faculté "of Natural Resources management", ce qui malheureusement ne surprend pas Louis. Constatez-le vous-mêmes en suivant le lien chers amis forestiers.

On passe donc la journée à bourlinguer dans les rues de T.B. à la recherche d'un pub ouvert, d'une sensation ou d'une émotion. Le monument de Terry Fox sauve la situation. C'est tout près d'ici que ce courageux jeune homme à dû interrompre sa traversée du Canada repris par son cancer.



Le bilan de notre week-end est tout de même très positif: on a parlé à la famille (vive skype!), le frigo est plein et nos vêtements sont propres.

On reprend la route! Prochaine étape: Winnipeg,

À bientôt chers lecteurs.



P.S. Dans le bilan de mes journées passées à TB je dois aussi signaler que j'ai réussi à créer des liens vers des sites qui m'ont inspirée ou informée. Je m'emploierai désormais à vous abreuver de ces sources d'informations, ne vous en déplaise.

vendredi 11 juin 2010

Le nord de l'Ontario

On quitte le Québec pour entreprendre la route de l'Ontario mercredi matin (allo Vincent xx), sans s'arrêter au déjeuner du prospecteur proposé par Pierre. À Rouyn, on fréquente juste un supermarché IGA qui fait la barbe à celui de Cap-Rouge tellement il est bien pourvu en tout! À Kirkland Lake, c'est le 1000 km. qui nous frappe. Après... je pensais avoir tout vu dans la réserve faunique de La Vérendrye. Je me trompais tellement. Les mille kilomètres qui suivent sont loin de tout ce que je m'imaginais.



Voyez un peu: une route qui s'étire à n'en plus finir, droite, très peu accidentée, longue... prévisible... sans surprises... On s'exclame pour une corneille ou un détour de route.


Je ne peux m'empêcher de penser à la chanson de Claude Léveillée: Mon pays:


Mon pays c'est long à se taire



C'est froid, c'est seul, c'est long


À finir à mourir

Mon pays quand il te parle

Tu n'entends rien


Tellement c'est loin, loin, loin


Entendez-vous les vents, les pluies, les neiges


Et les forêts!



Ça me rappelle un certain 3 juillet 2008. Pendant que Québec était en liesse et festoyait, nous étions, avec Elizabeth et Denis, seuls au monde sur une petite route de Terre Neuve sur les traces d'un certain M.Pilgrim, écrivain newfie que nous avons finalement rencontré.


Aligné à gauche
Richard Desjardins était sûrement sur la route 11 quand il a écrit "J'ai roulé 400 milles sous un ciel fâché", parce qu'en plus le temps est gris et il pleut. Mais on ne "couche pas dans notre char". On fait plutôt connaissance avec deux parcs provinciaux à Cochrane et à Geraldton où nous sommes à peu pès les seuls campeurs. Heureusement que Turlute est là pour tromper l'ennui et c'est sur l'air de Candle in the wind d'Elton John pièce no. 316 que nous entrons enfin à Thunder Bay vendredi. L'escargot dépose sa maison pour quelques jours à Kakabeka Falls (à la sortie de Thunder Bay) au Happy Land campground.
À la prochaine

mardi 8 juin 2010

Traversée du Québec


Ça y est! On quitte la maison lundi matin. Au revoir à tous nos chéris.
Deux jours déjà que nous sommes partis. Deux jours et 826 km. Une première étape au parc du Mont Tremblant, secteur de la Diable au camping Le Chevreuil, un endroit que nous n'avions jamais fréquenté. Le beau temps est au rendez-vous, la belle nature, quelques chevreuils et... 5,360,000 mouches noires! Elles sont là, affamées, avides de chair fraîche, en ce début de saison dans un camping peu fréquenté un lundi! Allez-y, faites-vous plaisir, rien ne peut troubler notre félicité. La vie est trop belle.

Mardi c'est la traversée de la réserve faunique de La Vérendrye. Un territoire si vaste et si peu habité. Les Européens n'en croiraient pas leurs yeux. Territoire très prisé par les chasseurs et les pêcheurs. Aujourd'hui, la faune n'est pas visible! Heureusement que la musique nous accompagne. Nous meublons notre journée avec un autre défi du périple: écouter en continu toutes les pièces musicales enregistrées sur notre lecteur MP3, baptisé "Turlute". À l'arrêt à Du Buisson en Abitibi quelque part entre Val d'or et Malartic, nous en sommes à l'écoute de la pièce no. 105 sur un total de 2678!!! Le camping Le nid d'aigle nous abrite ce soir.

samedi 5 juin 2010

Essai routier




Mercredi le 2 juin, nous partons pour Montmagny avec la cavale pour dire au revoir à Mamie Yvette et à la famille qui habite le coin. La cavale nous accompagne parce qu'on y servira le souper à la famille, mais aussi et surtout parce qu'on veut apprivoiser cette nouvelle demeure. Devenir un escargot compétent et transporter sa maison sur son dos pendant quelques mois nécessite de la pratique. Il faut faire les apprentissages de base et maîtriser les savoirs essentiels. Et le premier apprentissage en ce qui me concerne c'est la conduite automobile! Je me charge de ramener Cavale à la maison jeudi midi. C'est fantastique! Louis est confiant, l'autoroute 20 est peu achalandée et la température est de mon bord. J'avais raison d'avoir confiance, ça se passe admirablement bien, photo en preuve. Juste quelques petites règles à respecter: bien calculer ses distances, se tenir loin des autres, ne pas rouler trop vite... Prudence, vigilance et Cavale m'obéit au doigt et à l'oeil. Je sens qu'on va s'entendre à merveille. L'escargot que nous formons est prêt à prendre la route. Un seul petit détail à régler mais il est vraiment minime: reculer dans un endroit approprié d'un seul coup de volant, élégamment et en douceur. Cette leçon fera l'objet de l'apprentissage no.2